Nathalie Ribette, a French Lady in Singapour
Comment commencer une nouvelle vie quand on est expatriée à Singapour ? Une jeune Française y a trouvé sa voie et nous explique son parcours.
Singapour réserve d’étonnantes surprises. Nathalie Ribette, arrivée en 1996 sur les traces son mari, a su s’y réinventer avec talent.
D’abord cadre commercial et marketing, elle est saisie par le virus de la comédie musicale et devient en dix ans une productrice de spectacles de talent qui crée, sous son propre label Sing’Theatre (http://www.singtheatre.com/), d’excellents spectacles musicaux qui jouent à guichets fermés: "A Singaporean in Paris", « Songs of Notre-Dame de Paris », « No Regrets..a tribute to Edith Piaf », « Jacques Brel is alive and well and living in Paris», ….
Et elle a su attirer les meilleurs artistes de Singapour pour chanter de Hossan Leong à Emma Yong, George Chan, Leigh McDonald, Lim Yu-Beng, Kumar Robin Goh… pour mieux mettre en valeur la chanson française.
« A mon arrivée à Singapour, j’étais triste car je quittais un emploi intéressant dans l’industrie de l’imagerie médicale . Un copain m’a proposée de vendre des bandes transporteuses pour sites miniers et j’ai accepté. Je gagnais plutôt bien ma vie mais le hasard a changé ma vie. Lors d’une réunion à l’Alliance française où se montait une comédie musicale, Starmania, le metteur en scène m’a proposé le rôle de Stella Spotlight. Je n‘avais jamais chanté de ma vie. J’ai passé une audition et, j’ai été prise… il n’y avait pas beaucoup de concurrence !» Nathalie Ribette s’embarque alors vers son original destin.
Une nouvelle vie
" C’était magique. Nous étions tous débutants. J’ai surtout aimé l’expérience communautaire. Et puis, la chance m’a souri. La chorégraphe, une professionnelle, a répondu à une annonce qui cherchait des filles pour chanter, danser et animer des soirées au sein d’un groupe « Tina and the Turners » et m’a entrainée à sa suite. J’ai été sélectionnée et j’ai commencé à monter sur des scènes professionnelles: des anniversaires privés à des salles de 5000 personnes. "
Nathalie Ribette décide alors de se lancer à fond dans le théâtre, d’abord au sein d’ un club d’amateurs anglophones, le Stage Club où elle tient des rôles principaux dans des pantomimes, dont sont très friands les Singapouriens .
Puis elle propose à l’Alliance française de monter une version franco-singapourienne de la comédie musicale Notre Dame de Paris pour fêter le bicentenaire de Victor Hugo.
Elle obtient des financements et peut s’entourer des meilleurs professionnels pour créer le spectacle.
« Les 20 personnes sur scène n’étaient pas payées mais les 20 professionnels qui les entouraient étaient les meilleurs de Singapour. Le spectacle en français et en anglais a connu un succès éclatant. Des acteurs professionnels ont accepté de jouer gratuitement parce que c’était Victor Hugo, la langue française romantique, raffinée…. Même Hossan Leong , déjà très connu à l’époque, et qui joue encore pour nous, était venu me voir. »
Mais Nathalie Ribette ne s’arrête pas là . Elle décide alors de devenir actrice et prend des cours de chant. Elle est choisie pour tenir le rôle d’une Française dans une comédie Expat wife, qui va connaitre un grand succès. « On a joué trois semaines tous les soirs devant 600 personnes. »
Puis elle joue avec Wild rice, une très bonne compagnie Singapourienne créé il y a dix ans et dirigée par Yvan Heng qui ne craint pas de flirter avec des sujets tabous dans la cité du Lion , avec par exemple une mise en scène « all male » de la pièce d’Oscar Wilde « L’importance d’être constant ».
Un large public
Après avoir monté un spectacle sur Edith Piaf, elle décide de créer une compagnie de théâtre, reconnue d’utilité publique. « Ca a pris longtemps mais je voulais des fondations solides ». Elle remonte Edith Piaf en 2007, puis un spectacle sur Jacques Brel, une pièce de théâtre Cravate club et en 2010 « Un singapourien à Paris » , le tout en anglais, dans le cadre du festival Voilah. 5000 personnes viennent le voir. Pour Nathalie Ribette , c’est une consécration sur une scène théâtrale Singapourienne en pleine évolution.
« L’offre de spectacles a beaucoup augmenté, même si beaucoup de spectacles musicaux sont encore des franchises. En juin, le Singapore Arts Festival présente des pièces originales venues du monde entier. La censure reste un vrai souci. Beaucoup de sujets sont tabous, qu’ils soient politiques, religieux ou sexuels. Il faut savoir qu’à Singapour, l’homosexualité est encore considérée comme un crime, en théorie passible d’emprisonnement. Les artistes se battent pour remplacer cette censure par un système de classification claire. »
Cela n’a pas empêché Nathalie Ribette de monter sur scène la célèbre chanson de Charles Aznavour, « Comme ils disent…. » .
Son prochain défi : gagner plus d’argent pour dégager du temps et monter d’autres spectacles originaux. Pourquoi pas une histoire qui se passerait dans le Paris de Shanghai !
Nathalie Ribette
SING'THEATRE Ltd
1 ross avenue - Singapore 298199
': 62524482 – 96759079
www.singtheatre.com
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Bravo, quelle aventure ! Est ce que Nathalie Ribette compte rester à Singapour ?
Belle aventure en effet!
http://www.instinct-voyageur.fr/
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