Etudiantes françaises en échange universitaire au Brésil. 2
Dans cette seconde partie, Flore et Aurélie, étudiantes à HEC, nous racontent leur six mois de vie au Brésil et les clés qui ont fait la réussite de leur séjour dans le cadre d'un échange universitaire à la Fundação Getùlio Vargas.
Flore et Aurélie, dernièrement vous nous avez décrit la préparation de votre voyage. Comment se déroule votre arrivée à São Paulo et à la Fundação Getùlio Vargas (FGV) ?
Notre première impression a été très forte devant cette ville immense. Nous sommes arrivées une semaine avant le début des cours, en février.
Une fois au Brésil, nous avions trente jours pour régulariser notre situation. Le CPF (Registre des Personnes Physiques), c’est vraiment ce qui nous a manqué. Il est nécessaire pour acheter des billets de bus, de train, des billets d’avion en ligne (sur les sites brésiliens qui font les meilleurs prix) notamment. Les démarches administratives sont ce qu’il y a de moins drôle au Brésil. C’est là que nous avons vécu nos premières « galères ». Pour l’obtention de notre RNE (Registre National des Etrangers) et notre enregistrement à la Police Fédérale, la FGV nous a aidées et assistées. Sans papiers, ne nous pouvions même pas emprunter un livre à l’Alliance française.
Notre arrivée à la FGV s’est faite par une matinée d’intégration où nous devions, en groupe, balayer une partie de rue et distribuer gratuitement des fleurs. Ce fut une expérience originale et amusante, qui ne s’est pas représentée. L’association International Network organise au début du semestre une semaine d’intégration qui permet de connaître d’autres étudiants en échange, se repérer dans l’école et découvrir São Paulo.
A chaque étudiant en échange est attribué un parrain, un buddy (étudiant à la FGV), chargé de l’aider à son arrivée.
Qu’avez-vous fait de votre temps libre ?
La FGV propose des activités sportives au sein de l’association Atletica GV : football, volley, tennis, natation …
Il en existe trois autres. La Bateria est l’orchestre traditionnel brésilien de percussion pour la samba et le Carnaval. Il y a la classique Junior Entreprise (Empresa Junior). Enfin, il y a la Conexão Social qui est une association menant tous les projets à caractère social : construction d’habitation dans les favelas, conférence avec les entrepreneurs sociaux …
Par ailleurs, nous avons profité de notre temps libre pour marcher beaucoup dans São Paulo et découvrir cette ville tentaculaire et certains de ses quartiers si typiques.
Nous avons fait la connaissance du réseau d’expatriés d’anciens HEC : « sympa et actifs ».
Nous avons aussi beaucoup voyagé. Le Brésil est l’une des meilleures destinations en ce qui concerne le tourisme. Le mode de transport qui offre le meilleur rapport qualité/prix est le bus. En raison de l’absence de CPF, nous achetions nos billets directement à la gare. Il y a une telle offre de bus qu’arriver vingt minutes avant suffit pour avoir de la place.
Vous rentrez en France, que retirez-vous de ces six mois d’échange universitaire au Brésil ?
C’était notre premier long séjour à l’étranger. Nous sommes très heureuses de notre expérience à la FGV et plus largement au Brésil.
Nous avions entendu un peu tout et n’importe quoi sur le Brésil avant de partir et notamment sur les problèmes d’insécurité. En pratique, nous n’avons pas ignoré le risque d’être agressées et nous avons été prudentes : aucun objet de valeur sur nous, pas de promenade nocturne seules … Nous avons vécu sereinement en sortant et voyageant beaucoup. C’est un message important que nous tenons à faire passer.
Nous tenons à dire aussi que le Brésil est un pays exceptionnel qui nous a totalement charmées. Il nous donne envie de revenir y vivre.
Nous avons eu un vrai coup de cœur pour le portugais que nous avons eu beaucoup de plaisir à apprendre et à pratiquer. Il nous a permis d’échanger avec les Brésiliens, si différents qu’ils puissent être (des plus riches aux plus pauvres), mais toujours ouverts, chaleureux et avec une joie de vivre permanente.
Aurélie : « Je ne me suis jamais autant liée avec des gens si différents, facilement, au sein d’une favelas ou ailleurs ».
Qu’allez-vous faire à la rentrée, en septembre, sur le campus d’HEC ?
Mis à part la rédaction d’un rapport de mobilité reprenant toutes nos démarches et retraçant notre expérience, chacun est libre d’exploiter ou non son séjour à l’étranger.
Nous avons envie de continuer à apprendre et pratiquer le portugais. « Nous allons faire pression sur HEC pour avoir des cours (rires) ».
Nous allons essayer d’établir des relations avec des Brésiliens en France et accueillir ceux qui viendront prochainement en échange à HEC sur le campus de Jouy-en-Josas.
Et pourquoi pas faire une exposition-photos des magnifiques endroits que nous avons eu la chance de visiter dans les couloirs du campus, suivre des cours de samba ou donner des cours de cuisine pour des feijoada party …
Lire également la première partie : comment deux étudiantes françaises ont préparé leur séjour pour partir étudier au Brésil.
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