Conjoints d'expatriés: un changement de vie à préparer

Hélène Da Costa, coach et journaliste, nous livre une chronique sur les "conjoints accompagnants", une situation qui est vécue comme une parenthèse mais qui peut tourner au cauchemar.

Le stéréotype de la femme expatriée oisive de plus de 40 ans, qui vit sur un grand pied, régente des domestiques et se consacre à sa famille, a vécu.

Image of L'enfant expatrié : Accompagner son enfant à travers les changements liés à l'expatriation
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La plupart des conjointes ont entre 35 et 45 ans, elles sont sur-diplômées (en majorité bac+5) et elles souhaitent travailler.

Si l’on en croit une étude de la Permit Foundation de décembre 2008 portant sur les expatriés du monde entier, ces «conjoints accompagnants», pour la plupart des femmes, étaient 90% à travailler avant de partir à l’étranger.

Si 35% d’entre eux (et surtout d’entre elles) ont trouvé un emploi sur place, la grande majorité reste exclue du marché du travail malgré elle.

Les entreprises prennent conscience de cette révolution culturelle des conjointes et conjoints d’expatriés. Elles savent, expérience à l’appui, que l’équilibre du conjoint est la clé d’une expatriation réussie.

Et pourtant, l’organisation des doubles carrières en est à ses balbutiements.

Pire: l’engagement et les talents de la «conjointe accompagnante», encore trop rarement un conjoint, sont loin d’être reconnus et soutenus par les entreprises.

D’après un sondage effectué en mai et juin 2010 par Expat Communication, une entreprise française dédiée à l’accompagnement des expatriés, plus de la moitié des femmes ( 58%) n’ont pas été préparées à l’expatriation. Et les autres n’ont bénéficié que de cours de langue.

Au risque de mettre leur carrière entre parenthèse, les femmes partent en expatriation pour des raisons familiales. Elles attendent avec enthousiasme un enrichissement culturel pour elle, leur couple et leurs enfants.

La méconnaissance des étapes psychologiques de l’expatriation, les désillusions peuvent être d’autant plus dévastatrices que ces conjointes sont fragilisées par la perte de leurs repères professionnels.
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Demander à être accompagnée avant d’entamer cette nouvelle vie n’est ni un luxe, ni un caprice.

C’est une mesure de protection pour soi, son couple et sa famille. C’est également un investissement rentable pour l’entreprise.

Car Mesdames, Messieurs les accompagnants, vous êtes les garants du succès de vos conjoints !

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Hélène Da Costa
FDM

helene [dot] dacosta [at] coachingmove [dot] fr

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